Devons-nous arriver au terme de notre vie pour nous rendre compte que nous avons oublié de vivre et d’aimer ? 9


Mes chers amis,

 Je voudrais vous proposer aujourd’hui une réflexion importante. C’est une réflexion que je me suis faite et que j’ai faite aux personnes autour de moi.

Récemment, j’ai lu un livre très intéressant, écrit par une infirmière australienne, Bronnie Ware, The Top Five Regrets of the Dying : Les Cinq plus Grands Regrets des Mourants – Editions Trédaniel, Paris. Ne vous inquiétez pas, je vais vous parler de vie !

Les-5-plus-grands-regrets-des-personnes-en-fin-de-vie

Bronnie Ware à travaillé pendant très longtemps en soins palliatifs et s’est donc occupé d’hommes, de femmes et de jeunes arrivés au terme de leur existence. Elle s’est intéressée non seulement aux besoins que ces personnes, en accord avec sa compétence et son métier d’infirmière, mais elle les a beaucoup et intensément écoutés. Durant leur échange, elle leur a posé quelques questions. Ce qui est intéressant, c’est que les cinq questions ont fait émerger cinq principaux regrets, partagés par presque toutes ces personnes en train de lâcher notre terre.

 Les réponses sont assez semblables et il est surprenant de voir, qu’à l’approche de la fin de leur vie, ces hommes et femmes démontrent une lucidité incroyable. C’est comme si, tout d’un coup, ils étaient capables de revoir tout le film de leur vie et de se rendre compte où ils avaient commis des erreurs, en comprenant ce qu’ils auraient voulu faire, ce qu’ils auraient aimé faire, ce qu’ils n’ont pas fait, etc. C’est alors que surviennent ces fameux regrets. Ne pourrions-nous partir sans regretter ? Que signifie ce vide, impossible désormais à combler ? Pourquoi laisser se teinter de dépression l’ultime moment de notre existence ? Pourquoi nous rendre compte au terme de notre vie que nous avons oublié de vivre et d’aimer ?

 Je voudrais partager avec vous ces réflexions parce que je crois que les simples questions posées  par Bronnie Ware à ses patients, nous pouvons nous les poser nous aussi.

 Il serait peut-être plus intelligent de nous les poser maintenant, alors que nous sommes en bonne santé – ou plus ou moins en bonne santé – que nous sommes aujourd’hui dans la vie active, une vie de relations.

 Voyons donc ensemble ces cinq principaux regrets

 Le premier regret : 

« J’aurais aimé avoir le courage de vivre en accord avec moi-même,
au lieu de mener la vie qu’on attendait de moi. »

 vivre

La première phrase est partagée par pratiquement tous ceux avec lesquels l’infirmière a parlé. Dans son livre elle commente « C’était le regret le plus courant. Quand les gens se rendent compte que leur vie est presque terminée et qu’ils portent sur elle un regard lucide, on voit que beaucoup de rêves ne se sont pas réalisés. La plupart des gens n’avait même pas réalisé la moitié de leurs rêves et s’apprêtait à mourir tout en sachant que cela était dû au choix qu’ils avaient fait, ou qu’ils n’avaient pas fait. La santé procure une liberté dont peu de gens ont conscience, jusqu’à ce qu’ils en soient privés. »

Ne vous êtes-vous pas rendu compte, vous aussi, que souvent nous ne sommes pas nous-mêmes et que nous ne vivons pas pour nous-mêmes. Nous nous présentons le plus souvent dépendants de quelqu’un d’autre. Nous sommes « le fils ou la fille de »… « le mari ou la femme de »… « le frère ou la sœur de »… « l’ami/e de »… Mais nous, qui sommes-nous ? Quelle identité est la nôtre ? Quelle qualité de vie voulons-nous ? Quel type de vie choisissons-nous ? Quels sont nos choix personnels ?

Vivons-nous pour nous-mêmes ? Par nous-mêmes ? Vivons-nous à cause d’autres personnes ? Selon les critères des autres ? Vivons-nous pour plaire aux autres ? Pour être acceptés par les autres ? Par crainte des autres ? Vivre en liberté, revendiquer notre liberté ne signifie pas égoïsme. Notre liberté signifie être nous-mêmes et pouvoir être alors davantage à côté des autres, plus au service des autres, plus à l’écoute des autres, parce qu’on ne peut l’être et le vivre réellement que dans la vraie liberté de soi.

 

 Le deuxième regret :

« Si seulement je n’avais pas travaillé autant »

 

travailler

 

Le travail serait-il une limitation, une réduction dans notre vie ? Je vous cite l’observation de Bronnie Ware :

«  Cette phrase, je l’ai entendue de chacun des patients dont je me suis occupée. Ils n’ont pas pris le temps de voir grandir leurs enfants, ni de profiter de la présence de leurs partenaires. Certaines femmes aussi ont exprimé ce regret, mais comme la plupart d’entre elles appartenaient à une génération plus âgée, elles n’avaient pas travaillé comme soutien de famille. Tous les hommes dont je me suis occupée regrettaient profondément avoir consacré autant de temps à leur travail. »

 

Il est vrai qu’il est fondamental d’avoir un travail et que le travail est aussi un élément de notre réalisation personnelle, mais si le travail devient une course pour obtenir plus d’argent, une course à une valorisation excessive de l’égo, alors c’est là que le problème surgit. Nous perdons la liberté d’être nous-mêmes et d’être auprès de ceux que nous aimons. Peut-être faut-il revoir notre rapport profond à notre activité professionnelle. Quelle est la vraie raison pour laquelle je me donne avec autant de force à mon travail? Pourquoi mes préoccupations professionnelles occupent-elles tout mon temps ? Est-ce que je m’aperçois encore des personnes qui me sont chères et qui sont autour de moi ? Est-ce que je suis encore à leur écoute ? Est-ce que j’ai le temps pour elles ? Est-ce que j’ai suffisamment d’espace pour m’en occuper?

Le troisième regret :

« Si seulement j’avais le courage d’exprimer mes sentiments »

exprimer mes sentiments

 

Cela vous paraît incroyable ? Oui, je le reconnais, c’est difficile à accepter, mais il y a pourtant beaucoup de gens qui ne sont pas capables d’exprimer leurs sentiments, beaucoup de personnes qui ne savent pas ou n’osent pas exprimer sentiments ou émotions.

L’auteure de ce livre écrit : « La plupart des gens étouffent leurs sentiments pour demeurer en paix avec les autres. Ils se sont contentés d’une existence médiocre et ne se sont jamais sentis capables de devenir autre chose. Beaucoup sont tombés malade à cause de l’amertume de la rancœur qui les rongeaient. »

Rendez-vous compte comme il est possible de gâcher une vie, sa propre vie ! Comme il est aussi possible de se rendre malade au point peut-être même d’en mourir car les émotions que nous vivons ont une influence énorme sur notre vie physique. Je vous en parlerai un jour beaucoup plus longuement.

Rappelez-vous que ce que vous n’exprimez pas, ce que vous ne dites pas ouvertement, tout ce que vous n’osez pas dire par peur d’un jugement, par peur de perdre cette tranquillité apparente en famille, sur le lieu de travail ou avec vos amis, risque de vous miner, de vous ronger et de vous faire du mal jusqu’à en tomber malade. Il est beaucoup plus sain d’affronter le jugement de l’autre, son incompréhension et nettoyer les causes d’un conflit, d’une difficulté relationnelle, d’une incompréhension avec son semblable et pouvoir ainsi repartir sur de bonnes bases. Exprimez vos émotions, quelles qu’elles soient, même si elles sont désagréables et difficiles à gérer comme la colère ou la tristesse, peu importe. Evitez de vous culpabiliser. Tout ce qui peut être éclairci ce cicatrise.

 

 Le quatrième regret :

« Si seulement j’avais gardé le contact avec mes amis »

amis

Vous trouvez cela incroyable ? et pourtant… L’auteure commente  dans son livre :

«  Souvent les gens ne se rendent pas vraiment compte de ce que leurs vieux amis peuvent leur apporter, jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’il ne leur reste que quelques semaines à vivre. Il est souvent impossible de les retrouver ces amis. Beaucoup de gens se sont laissés prendre dans l’engrenage de la vie et, avec les années, ont laissé filer des amitiés en or. Ils expriment souvent d’amères regrets de ne pas avoir consacré aux amitiés le temps et les efforts qu’elles méritaient. Tout le monde regrette ses amis au moment de mourir. »

Peut-être cela est-il dû à notre course insensée pour l’argent, pour la satisfaction de nos besoins immédiats, de besoins égoïstes ou de la reconnaissance de notre égo… avec, comme triste résultat, pour un grand nombre, la perte de leurs affections et donc aussi de leurs amitiés. Ne serait-il pas mieux d’être plus attentif aux autres, moins égoïste, donc plus aimant ?

Le cinquième regret est peut-être celui qui me touche davantage :

« Si seulement je m’étais autorisé à être plus heureux… »

 

être plus heureux

 

Le droit à être heureux. Faut-il vraiment s’autoriser à être heureux ? Et si c’est le cas, pourquoi ne le faisons-nous pas ?

L’auteure écrit :

«  Ce regret est étonnamment fréquent. Beaucoup de gens ne comprennent pas, jusqu’au dernier moment, que le bonheur est un choix. Ils se sont obstinés à suivre une logique dépassée et leurs vieilles habitudes. Le soi-disant « confort » de la familiarité a pris le pas sur leurs émotions et sur leur vie physique. La peur du changement les a amenés à faire croire aux autres et à se convaincre eux-mêmes qu’ils étaient satisfaits, alors que, tout au fond d’eux-mêmes, ils voulaient rire de bon cœur et redonner à la folie la place qu’elle mérite dans leur vie. »

Cela peut paraître surprenant, mais je partage moi aussi l’opinion de Bronnie Ware. Je crois profondément, et avec l’expérience des années vécues, que le bonheur est un choix. Combien de fois nous sentons nous obligés à faire certaines choses, obligés à ne pas en faire d’autres. Nous nous sentons même coupables d’être heureux, d’éprouver de la joie. Pour ne pas nous sentir différents des autres, nous essayons d’être comme « les autres », nous calquons nos comportements sur les leurs, nous devenons papier carbone ou photocopie d’attitudes qui nous ont été enseignées sans les remettre en discussion. Pourquoi ne pas être vous-même ? Pourquoi ne pas choisir la joie ?

 

 Le sens du devoir, vous connaissez ?

Nous avons été habitués et élevés dans le sens du devoir. Je n’ai rien contre le sens du devoir,  entendons-nous, mais si ce sens du devoir devient un carcan, une armature dans laquelle je n’ai plus la possibilité de m’exprimer, alors je suis contre ce devoir, qui est un devoir mauvais, négatif. Ce devoir là, n’est pas le mien. C’est celui qui bloque notre personnalité, nous empêche d’exercer notre  capacité d’autocritique, donc notre sens de responsabilité, envers nous-mêmes et envers le monde. C’est une conception du devoir mécaniciste qui m’enchaîne au lieu de me libérer, faisant croître le ressentiment, la colère, le renoncement, la dépression.

Combien de fois n’avons-nous pas dit, ou ne disons-nous pas encore, « je dois », « je ne dois pas ». Combien de fois ne répétons-nous pas à nos enfants, à notre conjoint, à nos amis… « tu dois », « tu ne dois pas… »

 Et si au lieu d’affirmer « je dois », je disais simplement « je veux et je peux »  et si au lieu de crier «  tu dois ! », je disais à l’autre « tu peux et tu veux ».

 «  Je veux », cela signifie que je choisis, « je peux »  cela indique une permission. Je me donne, moi-même, la permission. Essayez de dire « je veux et je peux être heureux », « je veux et je peux être heureuse ».  Vous verrez que, sans vous en rendre compte, vous le direz avec une voix remplie de douceur envers vous-même et si vous avez douceur et tendresse pour vous-même, vous en aurez aussi pour les autres.

 Alors, pensez à ces cinq regrets et faîtes en sorte de ne jamais les vivre vous-même à la fin de votre passage sur terre. Remplissez votre vie de joie. Donnez-vous la permission d’avoir de la joie en vous et de pouvoir la distribuer autour de vous. Aimez-vous et aimez les autres. Répétez-vous tous les jours « je veux et je peux être heureux », « je veux et je peux être heureuse ».

 Soyez heureux, c’est mon vœu le plus cher pour chacun de vous.

 sens-du-devoir

À bientôt. 

Amanda Castello


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9 thoughts on “Devons-nous arriver au terme de notre vie pour nous rendre compte que nous avons oublié de vivre et d’aimer ?

  • Répondre
    Jean-Luc de Vergnies

    Bonjour Amanda,

    C’est la première fois de ma vie, me semble-t’il, que je reçois un sujet de réflexion aussi vrai et prenant !
    Et il a eu sur moi un effet d’autant plus fort que je n’ai plus 20 ans.
    Tout ce qui y est dit est interpellant et je vais garder ce texte en permanence près de moi.
    Je penserai alors à la belle personne que vous êtes et que l’univers a mis sur mon chemin.
    Je serai très heureux de pouvoir vous rencontrer un jour.
    Bien cordialement
    Jean-Luc

    • Répondre
      admin Auteur du billet

      Si j’ai pu vous aider, j’en suis heureuse, Jean-Luc.

      Je ne mets que des textes que j’ai écrits ou auxquels j’adhère. J’essaie de proposer mon expérience, les leçons de la vie que j’ai apprises et d’éviter peut-être à d’autres de faire les mêmes erreurs…

      Ce que je viens de répondre à Véronique je l’applique à moi-même et je vous le propose aussi. Quelqu’un de très important a dit « Aime les autres comme toi-même« . Il n’a pas dit « plus que toi-même », ni « à la place de toi-même ». Cela signifie que nous devons nous aimer davantage pour pouvoir aimer les Autres, prendre soin de nous, pour mieux prendre soin des Autres, nous respecter et nous faire respecter pour être capable d’en faire autant envers les Autres.

      Ne plaçons jamais ces Autres au-dessus de nous, ou à notre place, quels qu’ils soient et quel que soit l’amour que nous leur portons.

      Jean-Luc vous êtes, comme chacun de nous, « un être unique et merveilleux« . Répétez-vous cette phrase tous les jours. Je l’ai apprise du Docteur Carl Simonton avec lequel je me suis formée en Counceling Simonton pour aider les malades de cancer. Nous ne sommes pas indispensables mais nous somnmes iremplaçables.

      J’aurais moi aussi, un jour, plaisir à échanger de vive voix. Profitons pour le moment de cet espace que nous avons à disposition. Pourquoi ne pas vous inscrire sur la liste de mon site ici et essayer le petit exercice de relaxation gratuit qui y est proposé? Cela peut vous aider.

      Amitiés.
      Amanda

  • Répondre
    RIVIERE Véronique

    Merci Amanda pour ce partage très édifiant, je l’ai mis sur mon mur…..
    Je voulais te dire que le premier regret sera et restera l’un des plus grand pour moi…. Mais rien n’est encore perdu… Je peux inverser la tendance….. Cependant le temps perdu ne se rattrape jamais…..
    Bises Amicales

    Veronique

    • Répondre
      admin Auteur du billet

      Il n’est jamais trop tard Véronique!

      La vie est un parcours et nous avons toujours l’opportunité de changer de direction si le chemin entrepris n’est pas le bon. La prise de conscience est l’apanage des gens qui pensent. C’est exact :  » le temps perdu ne se ratrappe jamais « , mais nous vivons dans le présent.

      Il est important de se rappeler que le Passé n’existe plus et le Futur pas encore. Le seul temps réel est le Présent. Hic et Nunc disaient les Latins. Ici et maintenant. Si tu vis intensément et avec toute ton énergie ton Présent, demain celui-ci sera devenu Passé et ce sera un Passé agréable à contempler. L’énergie de ton Présent te permet alors de te préparer à construire ton Demain sur de meilleures bases, plus solides et positives, c’est ainsi que ton Futur pourra naitre sous de meilleurs auspices.

      Beaucoup vivent tournés sur leur Passé et oublient de vivre le Présent qui est le seul temps qui importe. C’est ainsi qu’ils arrivent à la fin de leur vie en se rendant compte de ce qu’ils ont oublié et qui était si important. Alors, là, oui, il est vraiment trop tard.

      Mais ce n’est pas le cas pour toi. Redresse-toi et va la tete haute et le coeur en joie. Les cicatrices demeurent comme témoins du Passé, elles appartiennent à hier, mais ce que tu as à vivre, chère Véronique, c’est AUJOURD’HUI!

      Amitiés,
      Amanda

  • Répondre
    Chalmet Josy

    Très belles réflexions qui remet en cause beaucoup de principes. La cinquième réflexion je l’ai déjà pensé et essayé d’améliorer dans mon quotidien. Pour cela j’ai pensé autrement et me suis autorisée des changements de pensées et de directives dans ma vie pour y travailler :le droit à être heureux, s’autoriser à être heureux rien que de le penser et d’en être convaincue, on se sent déjà quelqu’un d’autre avec un esprit plus libéré.
    Le deuxième et le troisième je n’en aurais pas le regret à la fin de ma vie car j’estime avoir su géré cela, sauf un petit bémol pour le troisième ou effectivement à la mort de mon enfant je n’extériorisais pas mes ressentis mais pas de regret car la situation à l’époque avait bloqué mes capacités à les exprimer. le plus grand regret sera le quatrième et le premier. Le quatrième il n’est jamais trop tard pour passer à l’action mais pour le premier j’estime que lorsque l’on est mariée et que l’on a des enfants, nous avons des obligations qui par la force des choses font que nous sommes quelque part un peu tributaire d’eux. Tous mes rêves ne sont pas réalisés mais pourrons pourquoi pas le devenir un jour si l’âge et la santé le permettent.
    En tout cas, Amanda, tu développes ici 5 sujets de réflexion très prenant qui interpelle. Tu es une grande personne avec qui j’ai beaucoup de plaisir à échanger, communiquer, partager. Tu as de belles valeurs tout comme ce texte que je vais garder en mémoire comme piqûre de rappel. merci à toi !
    Amicalement
    Josy

  • Répondre
    Fabrice Béal

    Bonjour Amanda,

    et merci pour cette belle et profonde réflexion.

    Tu sais, c’est marrant, et certains pourront trouver cela bizarre, mais il m’arrive de temps en temps, de me mettre en situation de fin de vie, comme si je pouvais ou allais disparaître demain, simplement pour reprendre conscience de ce qui est essentiel. Eckhart Tolle, explique cela dans ses enseignements : lorsque nous n’avons plus aucune perspective du futur, alors les promesses et les attentes illusoires se dégonflent comme un ballon de baudruche et cessent d’exister pour ne laisser apparaître que ce qui est : le présent.

    Alors je ne suis pas à la place de ces personnes qui savent qu’elles n’en n’ont plus pour longtemps sur terre, mais leurs témoignages en disent long…

    Je rejoins Véronique lorsqu’elle dit que c’est le premier regret qui lui parle le plus. C’est la même chose pour moi, et je crois que de ce regret-là découlent aussi tous les autres. Puisque trop souvent nous menons la vie qu’on attend de nous, même quand on pense ne pas être tombé dans ce piège… :-). Je me rends compte aujourd’hui qu’il faut un immense courage pour oser être soi, même pour des toutes petites choses, mais aussi et surtout lors des grandes décisions ou défis que la vie nous envoie parfois.

    En tous cas, n’attendons pas d’en arriver là ! N’attendons pas d’être en phase terminale pour réaliser tout cela. Nous avons si peu de temps finalement… Même si nous pouvons espérer au mieux vivre encore 30, 40 ou 50 ans (ce qui ne représente même pas un clin d’oeil à l’échelle cosmique) nous n’en avons aucune garantie…