Ecouter son corps ou comment décrypter les signaux qu’il nous envoie


Le Monsieur au citron-pressé et ses amis au bar (suite)

relaxation_citron

calme et citron pressé ?

Nous sommes toujours au bar et voilà qu’une jeune femme rejoint les trois hommes. C’est une amie de l’homme au citron pressé. Après les salutations d’usage, il lui explique le thème de leur conversation et lui demande d’intervenir car, dit-il, son amie est à l’origine de sa découverte des bienfaits de la relaxation. La femme sourit et commence :

– Pour moi, la relaxation c’est aussi un mode de vie, un état d’esprit. Se relaxer c’est savoir s’écouter, c’est vivre en harmonie avec son corps et son psychisme. Il existe de nombreuses approches pour apprendre la relaxation, mais une technique ne peut résoudre des années d’un mode de vie incohérent. Atteindre un état de calme et de sérénité intérieure est beaucoup plus facile que l’on croit.

Le monsieur agité est loin d’être convaincu mais le discours l’intéresse.
-Voulez-vous dire que pour me sentir bien je dois devenir passif, ne plus réagir, me comporter comme un sage de l’Inde et entrer dans un renoncement béat ?
Le ton est ironique mais, sans se départir de son calme, la femme reprend :
-Je ne parle ni de passivité, ni de renoncement mais d’un amour à soi-même, d’une acceptation de soi, d’un engagement envers soi-même. C’est-à-dire de prendre soin de soi pour améliorer ses propres compétences et se rapprocher chaque fois plus d’un état de bien-être. N’est-ce pas cela que vous aimeriez atteindre ?
Difficile de nier cette évidence et le monsieur agité approuve du chef.
-Votre réaction de doute dépend de votre mental. Une partie de vous sait que ce que je vous dis est juste et bon pour vous, mais une autre résiste. Pourquoi ? Parce que chacun de nous est conditionné par des croyances, des croyances souvent malsaines qui sont à l’origine de nos peurs, de nos angoisses et renforcent l’état de stress qui nous mine.
– Mais de quelles peurs parlez-vous ?
– La peur du jugement, de ne pas être à la hauteur, de ne pas réussir, de ne pas être aimé, d’être refusé, abandonné etc. Nous sommes remplis de ces petits poisons qui nous gâchent l’existence.
– Et avec vos techniques de relaxation je pourrais me libérer de l’agitation que je sens en moi en permanence ?
L’homme agité semble s’être légèrement apaisé. Il a cessé de tambouriner sur la table en parlant.
– Être à l’écoute des son corps n’est pas facile car on ne nous l’a jamais appris. Et pourtant le corps parle. Notre corps nous envoie constamment des messages auxquels nous prêtons rarement attention. Nous ne réagissons que quand nous nous sentons vraiment mal.
-Que voulez-vous dire ?
Cette fois, c’est le monsieur déprimé qui vient de poser la question. Silencieux jusqu’ici, tout en continuant à hocher les épaules de temps à autre, il n’a pas perdu une miette de la conversation.
– Un malaise, une douleur, un accident, une maladie sont des messages, des symptômes si vous préférez que quelque chose ne va pas dans notre vie. Ce peut être notre organisation de vie, nos rapports personnels, notre situation de famille, notre mode de nous nourrir, nos conflits, nos peurs… Ces signaux d’alarme sont en général progressifs  afin de nous donner le temps de comprendre et de réagir. Souvent les maladies sont le résultat d’émotions mal gérées. En apprenant à se relaxer, on rééquilibre la situation, on rétablit l’harmonie entre le psychisme et le corps en accélérant le processus de guérison si nécessaire ou simplement en recréant le calme intérieur.

C’est alors que le monsieur au citron pressé décide de prendre la parole.
-J’ai appris cette leçon après avoir pendant des années vécu une vie du genre métro-boulot-dodo. Je mangeais des sandwiches à midi, je dînais à n’importe quelle heure, je rigolais de ceux qui me parlaient d’alimentation saine, de yoga, de méditation, de relaxation, je dormais très peu, je courrais tout le temps, mon but dans la vie était de gagner chaque fois plus, d’être le premier en tout. Résultat ? J’ai foutu en l’air mon mariage et un jour mon cœur a lâché. Les toubibs m’ont récupéré de justesse. À l’hôpital, une psychologue m’a posé des questions et m’a aidé à réfléchir. Elle m’a demandé : que voulez-vous faire quand vous serez grand ? J’étais sidéré. Quelle question ! Je me croyais grand… Ne l’étais-je donc pas ? Une illusion ? Je m’étais sans doute trompé de route pour en arriver là. Cette chute avait un sens. Ce n’était pas un mauvais coup du Destin, une malchance mais un message à comprendre. Mon corps, de  cette façon, me disait : « arrête –toi bonhomme, réfléchis, si tu continues ainsi, ça va mal se terminer ! ». Voilà ce que je venais enfin de comprendre grâce à la psy. Il y avait encore une possibilité. J’avais donc un futur ! Je pouvais effacer et recommencer, changer de cap, repartir du bon pied, être heureux ! C’est alors que j’ai décidé de me mettre au citron pressé !

Le petit groupe se met à rire car le mot d’esprit a détendu l’atmosphère. Le monsieur au citron pressé reprend en regardant chacun d’eux, tour à tour :
-Avant l’accident cardiaque, j’étais comme toi mon vieux, la fureur de vivre dans la peau, toujours pressé, décidé à mordre dans la vie à pleines dents, je me sentais un battant qui n’a pas le temps de s’arrêter pour ce que je considérais des balivernes : l’introspection, le sens de la vie, les besoins de ceux qui partageaient mon existence. Et c’est ainsi que j’ai perdu peu à peu ceux que j’aimais, ma femme et ma famille, puis moi-même. Mon corps m’a envoyé de nombreux signaux. Mes continuels maux de tête et mon acidité d’estomac, mon essoufflement… mais je compensais à coups de pilules et puis je suis devenu comme toi, ajoute-t-il en mettant la main sur le bras du monsieur déprimé. J’en ai eu marre, je me suis laissé aller. J’ai perdu confiance en moi, mes affaires ont périclité, je me sentais paumé et j’ai cherché le soutien de la cigarette et de la boisson en me disant à quoi bon et en haussant moi aussi les épaules, ajoute-t-il avec un clin d’œil au copain déprimé. Je me suis laissé couler lentement. Quand mon cœur a fait le plongeon, j’ai cru que c’était fini. Mais ce dernier violent signal de mon corps m’a réveillé. La psychologue rencontrée m’a fait comprendre qu’il est toujours temps. J’ai beaucoup lu pendant ma convalescence, j’ai appris à méditer, je me suis exercé aux techniques de relaxation, j’ai commencé le yoga, j’ai changé mon mode de vie, j’ai appris à être heureux. Voilà mes amis. Aujourd’hui je suis un autre homme, ou mieux, aujourd’hui je suis vraiment moi !

 exercice_de_relaxation

Un exercice de relaxation et d’amour

J’espère que cette longue conversation vous aura aidé. Il y a toujours une possibilité d’aller mieux. Nous avons tous le pouvoir d’aller bien, d’aller mieux, de nous guérir. Lucie Bernier, psychothérapeute, a écrit  » Tomber c’est humain, se relever, c’est divin. Pour amorcer un processus de guérison, il est essentiel de s’ouvrir aux autres, de s’ouvrir à soi-même et, en tout premier lieu, de s’ouvrir à l’Amour (…). « 

Certains peuvent être plus doués pour comprendre les messages que leur envoie leur corps et donc être plus disponibles à la relaxation. Essayez. Lâchez prise ! Laissez-vous aller.

Reprenez l’exercice que je vous ai proposé lundi dernier et ajoutez ceci :
Quand vous avez atteint un état de relaxation et de calme, essayez de visualiser une colonne de lumière bleue qui arrive de notre grand Soleil.
Respirez et expirez par le nez lentement en vous fixant sur cette colonne de lumière.
Faites-la pénétrer par le sommet de votre crane et laissez-la descendre doucement en vous jusqu’à votre cœur.
Portez votre main à la hauteur de votre cœur.
Sentez le bien-être irradier en vous par cette lumière bleue qui vous relaxe.
Maintenant ouvrez votre main et tendez-la vers une personne ou une situation ou un pays qui selon vous en a besoin.
Visualisez la personne, la situation ou le pays en voyant la lumière bleue les recouvrir d’un halo bienfaisant.
Éprouvez en vous le bien que vous fait ce geste d’amour.
Reposez maintenant votre main sur votre cœur à nouveau en inspirant la lumière bleue pour vous-même. Vous êtes parfaitement détendu, en paix, en total relax.
Remerciez l’Univers ou Dieu à votre choix.
Après quelques profondes respirations, rouvrez les yeux.

Faites avec régularité le petit exercice que je vous ai proposé et sentez que vous êtes ainsi sur le chemin du vrai bien-être, celui de notre ami au citron-pressé !

Je vous retrouve lundi pour une autre découverte.

amanda-castello-confiance-en-soi
Amanda Castello

 

 

 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *